L'histoire de ce combat...
L'histoire de ce combat
Tout est relancé en 2006 quand Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le Sida, pose une question à Xavier Bertrand, alors ministre de la santé et des solidarités, lors de la Conférence internationale sur le sida en août 2006 à Toronto.
Cette question concernait un problème dramatique mais dont on ne parlait plus depuis plusieurs années : les restrictions mises en place par certains Etats à l’encontre de la liberté de circulation des personnes touchées par le VIH/sida dans le monde. Cette interpellation du ministre de la santé a signé le début du combat d’ELCS, un combat contre les préjugés et pour la dignité.
Le 27 novembre 2006, Jean-Luc Romero, président d'ELCS ecrit lettre à George W. Bush, président des Etats-Unis, en lui demandant de lutter contre la maladie et non les malades et d’abolir l’interdiction faite aux personnes touchées par le VIH/Sida d’entrer sur le territoire américain.
En 2008, l’ONUSIDA ait décidé d’organiser une réunion internationale sur ce thème, puis le G8 prend possition sur la liberté de circulation des personnes vivant avec le VIH sida. A la même période, le Sénat des Etats-Unis soit en passe de mettre fin à l’interdiction d’entrée des séropositifs sur le territoire américain.
Le Président Sarkozy apporte son soutien dans ce combat.
Le constat est simple mais dramatique : dans près de la moitié des Etats membres de l’ONU, des mesures discriminatoires à l’encontre de la liberté de circulation des personnes touchées par le VIH/sida sont appliquées.
Le 21 juillet 2008, vote en faveur de l'ouverture du sol américain, application de la loi en 2009.
En 2009, dans 11 pays - Arabie Saoudite, Arménie, Bruneï, Corée du Sud, Irak, Libye, Moldavie, Oman, Qatar, Russie, Soudan -, les séropositifs sont soumis à une stricte interdiction d’entrée sur le territoire national, même pour un court séjour touristique.
Même au sein de l’Union européenne, des restrictions existent. Il est vrai que ces limitations ne concernent pas les ressortissants de l’Union européenne et que l’octroi des visas court séjour ne souffre d’aucune restriction liée à la séropositivité mais la situation est bien différente pour les séjours de plus de trois mois pour 13 états sur 27.
Ainsi, la République tchèque interdit l’entrée sur son territoire aux ressortissants d’une dizaine de pays. De façon claire, la Bavière (un Land allemand), Chypre et la Slovénie ont des législations permettant d’interdire l’installation pour un long séjour aux personnes touchées par le VIH/sida. De même, de nombreux témoignages laissent à penser que la Belgique et la Grande-Bretagne appliquent, en pratique, des discriminations quant à l’octroi de titre de séjour concernant les étudiants et les personnes travaillant dans le domaine de la santé.
Plus généralement, de nombreux pays en Europe ont mis en place des législations très ambigües sur le sujet, notamment la Bulgarie, la Grèce, la Hongrie, la Lituanie, la Pologne, la Slovaquie et la Suède.
Une colère légitime
Face à ces législations discriminatoires, la première réaction est forcément l’incompréhension, voire l’incrédulité : à l’heure de la mondialisation, voyager, s’installer dans un autre pays est une chose normale et même recommandée pour l’ouverture d’esprit, la connaissance d’autres cultures ou d’une langue étrangère que cela peut apporter.
En savoir plus sur les discriminations liées du VIH sur Wiki
Quelques chiffres pour se rendre compte du phénomène : 698 millions, c’est le nombre d’entrées et de sorties internationales pour la seule année 2000, 175 millions, c’est le nombre de personnes qui travaillent en dehors de leur pays.
Mais bien vite l’incompréhension cède la place à la colère, une colère légitime. L’existence de barrières liées au statut sérologique VIH des voyageurs est totalement intolérable : en effet, comment accepter que plus de 33 millions de personnes soient privées de leur droit élémentaire de libre circulation du seul fait de leur état de santé ? Comment pouvait-on accepter, par exemple, que les personnes séropositives ne puissent légalement se rendre au siège des Nations Unies, situé à New York, donc dans un pays qui refuse l’entrée aux personnes séropositives, alors que l’ONU a pour mission de promouvoir le respect des droits de l’homme au niveau mondial ?
Sans remettre en cause le droit de chaque pays d’apporter des restrictions quant à l’entrée sur son territoire, être séropositif ne peut être considéré comme une menace et, à partir du moment où la lutte contre le sida est correctement prise en charge par le gouvernement national, il n’y a aucune raison qui justifierait d’opposer ce type de restriction à une personne séropositive. Le séropositif n’est ni un criminel, ni une menace à l’ordre public. C’est le sens du combat que mène Elus Locaux Contre le Sida en interpellant les autorités nationales, européennes et internationales et en tentant de contrer les objections étatiques à la libre circulation des personnes touchées par le VIH/sida.
Aujourd'hui, ce combat | Les témoignages | Argumentaires | Les élus s'engagent | Comment agir | Comment voyager dans le monde | Español (versión en) | English (version) | Qui sommes-nous ? | Mentions légales / Imprint / pie de imprenta | Revue de Presse | Nos campagnes d'informations | Contact | Actualités

















Mentions légales / Imprint / pie de imprenta